- NumérO 39 -

- NumérO 39 -
" Je me suis jeté dans la parade au milieu des cuivres et des tambours. D'ici au moins j'étais sûr que l'on n'entendrait pas ma peine. J'ai pris la marche du carnaval, j'ai défilé comme l'on dérive, allongé sur le macadam.

Je n'ai pas touché la terre ferme. Mes bras, lever la tête lourde et le jour qui se lève me rappelle, me rappelle chaque instant oublié que si la vie est terrible, les journées peuvent être si belles.

L'absence comme une s½ur, ma plus fidèle des compagnes, ma cavalière d'honneur, est entrée dans la danse. Où que j'aille, quoi que je fasse elle sera toujours là pour moi, je ne sais peut-être même plus pourquoi.

Je n'ai pas touché la terre ferme. Mes bras, lever la tête lourde et le jour qui se lève me rappelle, me rappelle chaque instant oublié que si la vie est terrible, les journées peuvent être si belles. "

[ Da Silva - Le Carnaval ]

♥ S -13 ♥
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Tout ça va me manquer cette année ... Il me tarde seulement de pouvoir vous revoir bientôt..
Pourquoi Pau, Bordeaux & Dax sont si éloignés ? ~

Je garderai toujours une place pour vous chez moi ♥

Parce que vous faîtes partis des meilleurs, je ne pourrais jamais vous oublier, vous avez fait partis de ma vie et cela le restera pour longtemps encore ...


# Posté le dimanche 13 septembre 2009 11:22

Modifié le mardi 15 septembre 2009 07:42

- NumérO 37 -


On peut me laisser en dehors de vos histoires ?
Maintenant que j'ai fait ce que vous vouliez, n'attendez plus rien de moi ...

# Posté le mardi 11 août 2009 07:34

Modifié le mardi 15 septembre 2009 04:41

- NumérO 23 -

- NumérO 23 -
La chronique de Patrick Besson.
► Modèle de lettre d'insultes.

D'abord, je te hais physiquement. Ton petit nez pointu comme la craie d'un instituteur, et ta voix et le bruit inécoutable de cette même craie sur l'ardoise du tableau de classe. Tout chez toi m'inspire une répulsion ardente, y compris ta démarche, qui se voudrait noble et altière et qui est simplement la manifestation dansante de ton impudence veule et de ta fatuité morose. Il y a dans ton regard étroit une imbécilité pétillante qui éclabousse, tel le crachat de la hyène ou l'encre du poulpe. Tu plisses les paupières pour faire croire que tu penses à une chose drôle, le problème, c'est que tu ne la dis jamais ! Ta bouche semble, dans sa minceur sénile, avoir été inventée par a mort elle-même. Elle reste bien fermée sur ton haleine molle d'homme tiède, et quand elle s'ouvre sortent alors les wagonnets puants de tes paroles insipides. Tu es éc½urant de fadeur, insupportable de mollesse, odieux de grisaille.

Venons-en au monceau d'ordures qui te tient lieu d'esprit. Je ne parlerai pas de ton âme, car si tu en as une les cochons en ont une aussi, et je devrais alors cesser de les manger ! Quel sombre bric-à-bras de vues plates, de connaissances biaiseuses, de conceptions ineptes, d'idées infectes tu promènes inlassablement, depuis dix longues années, d'un studio de radio à une salle de rédaction, d'un studio de télé à un festival du livre ! Persuadé d'avoir raison, alors que tu es fou. Le stylo a remplacé dans ta vie le micro, mais tu tiens les deux à l'envers. Je pourrais tirer de jolis effets d'un examen à peine approfondi de ton style répugnant, mais il est hors de question qu'une seule phrase de toi - tes textes : flasques étrons que tu enfonces de force dans la bouche adorable de la littérature - vienne souiller une seule de mes pages si soigneusement écrites. Tu est le pédant de service. Tu as tout lu de travers, tout écouté d'une oreille, tout regardé d'un ½il : ça te fait une moitié de culture, celle qui suffit à la cuistrerie. Tu es un adepte enthousiaste de l'adjectif ronflant comme un sonneur. Dans chacune de tes phrases dîtes ou écrites chatoie ta suffisance, cogne ta fatuité, rayonne ta sottise. Tu es le raseur satisfait, l'embrouilleur béat, le foireux jovial. Partout où tu es passé depuis dix dans, y compris dans ton propre foyer, tu as laissé le souvenir d'un être obtus et catastrophique sur qui la vie glisse comme une eau grasse de vaisselle.

Tu aurais peut-être bon c½ur si tu en avais un, mais dans ta poitrine ne bat qu'une chose : ta vanité. C'est un gros animal vorace et luisant qui, depuis ton enfance, mange l'intérieur de ta personne. L'autre jour, je t'ai tapoté le dos : ça sonnait creux. Un peu comme si je t'avais tapoté la tête. La désert qui se trouve à l'intérieur de toi, tu voudrais tellement l'installer autour de toi, de façon à être le seul être humain sur terre, alors que tu es le seul être inhumain sur terre. Tout te menace, puisque tout est mieux que toi. Tout le monde te fait peur, car tout le monde se moque de toi.

Je pense souvent au jour où tu vas mourir. J'espère que ce sera le matin, car c'est le moment de la journée que je préfère. Il y a aura un joli petit soleil dans le grand ciel rose. Soudain, on respirera mieux, et d'abord on ne saura pas pourquoi, puis on comprendra que tu es mort.


(c) le point 08/07/04 - N°1660

# Posté le vendredi 10 octobre 2008 14:39

Modifié le vendredi 10 octobre 2008 16:18

- NumérO 36 -

- NumérO 36 -
Quand on s'ennuie faut bien s'occuper ... :)

# Posté le vendredi 07 août 2009 08:45

- NumérO 35 -

- NumérO 35 -
"Elle aime le diable mais pas l'amour et le plus beau de tes mauvais jours Tu cries Stella ohoho, Stella ohoh. Elle aime en rire ; en rire. Mais pour le pire ; le pire. Tu cries Stella ohohoh, Stella ohoh " [ Luke ]

Les jours avancent sans que je m'en rende compte, les amitiés se brisent, se créent. Le lycée est fini, l'université est là. Arriverais-je à être étudiante ? Une sensation me tiraille, des tas de regrets s'immiscent dans mon esprit. Et si j'avais été plus ouverte ? Si j'avais réagit autrement ? Ou serai-je ? La vie avance et j'aurais toujours au fond de moi ses regrets qui ne pourront disparaître. Il va falloir avancer, regarder devant soi, sans abandonner, notre avenir se joue là, maintenant. Il faut saisir cette chance, nous pouvons réussir à vivre heureux dans ce monde si obscur. Sourire à la vie, il le faut, apprécier cette aubaine d'être là sur terre. Nous ne sommes pas sur terre pour mourir, il faut profiter de notre vie jusqu'au dernier instant. Certains malheureusement sont partis trop rapidement, alors tant qu'on est là, il faut en profiter, rendre fières ses personnes qui nous observent de là-haut et qui nous manque tellement.

Avancer, sourire, profiter de ses instants jusqu'à la fin. Il le faut.

# Posté le mardi 28 juillet 2009 15:42

Modifié le vendredi 07 août 2009 07:24